Premier devoir

Pour briser la glace, voici mon premier devoir: taper dans Google "chasse aux phoques", lire les premiers sites et, en 1 minute, résumer ce que j'ai pensé de ces lectures.

Donc, voici un court résumé de mes observations, suivi de ce que j'en ai pensé :

Premier résultat : des images. Ce qui saute aux yeux, c'est le sang. On se croirait dans un film d'horreur.

2e site : Stop à la chasse aux phoques ! Site commandité par « fourrure Tortue». Bon, le nom le dit, c'est un site qui veut faire de la sensibilisation à sa cause, ils sont contre le « massacre des phoques ». C'est bien fait comme site, mais c'est bourré de formules qui grichent à mes oreilles, utilisant des termes comme "intimidation, massacre, macabre...

Le site suivant, c'est wikipédia. J'ai été surprise, pour une encyclopédie ouverte, les animalistes n'ont pas réussi à y écrire beaucoup de chose. Le point de vue est complètement différent, je ne pourrais pas dire neutre, mais il expose plus des « faits » que des mots tel « mensonge, cruauté, macabre... » Il donne également les mesures de protection et lois canadiennes, qui semblent très sévères et dont l'encadrement semble également assez rigoureux. Contrairement aux sites animalistes qui sont peu enclin à dire que la situation a évolué depuis Brigitte Bardeau. Ça vaut la peine de lire jusqu'en bas de page.

Le site suivant est de Peches et Océans Canada. Beaucoup d'informations sur wikipedia semblent provenir de ce site. Sur le site, le Gouvernement du Canada défend cette pratique.

Ce que j'en pense ? C'est certain que je lis ces sites avec mon regard, et je prends ce qui m'intéresse. Déjà, mes résumés sont teintés de mon opinion, c'est très difficile d'en faire abstraction. Les animalistes, je les trouve extrêmes, et j'ai tendance à moins accorder de crédit à des arguments auxquels on doit ajouter des adjectifs provocateurs et des points d'exclamation à toutes les phrases, comme s'il fallait absolument s'insurger. Ce commence ne m'insurge pas comme il semble le faire à plusieurs. Il est plus impressionnant, parce que du sang sur la neige blanche, c'est dégueulasse. Mais lorsqu'on vide un cochon d'élevage, on le saigne aussi, sauf que ça ne parerait pas. Pour un chevreuil, c'est la même chose, sauf sous un couvert forestier, le sang, on le voit pas mal moins. OK on leur tape dessus pour les assommer, ou on leur tire dessus. Mais c'est réglementé pour un minimum de souffrance. J'ai de la difficulté à m'insurger, parce que si on s'insurge contre la chasse aux phoques, on doit le faire pour les poissons, les orignaux, les poules, les cochons, le boeuf, le crabe. Et aussi pour les rats, qu'on tente d'éliminer des sous-sols des grandes villes... C'est tout aussi violent. Tout aussi cruel. Mais voilà, un blanchon, c'est tellement cute, un rat, c'est si laid. Pourtant, les deux sont des mammifères au même titre, et ont un système nerveux qui capte la douleur l'un comme l'autre. Pour moi, soit on s'insurge et on est végétarien, et on renie notre nature omnivore, jusqu'aux orteils, ou bien on accepte et on mange notre steak le soir.

Mais en prenant un peu de distance, on peut dire que je suis canadienne, donc influencée par l'information que mon gouvernement veut bien me transmettre, ou me faire croire comme dirait certain. Mon opinion est basée sur de l'information dite « filtrée ». Mais également de mon analyse du discours des deux côtés, et de mon aversion des fanatiques extrêmes, peu importe leur cause. Je dirais peut-être même que dans mon cas, ces fanatiques nuisent au message qu'ils veulent me passer, parce qu'ils veulent trop toucher l'indignation chez moi, ce qui a un effet contraire, et me mène naturellement à prendre pour l'autre camp. C'est à dire que si ces animalistes n'étaient pas si extrêmes, peut-être que je pourrais être contre la chasse aux phoques. Bizarre, non ?