Symboles
par Marie-Élaine Jobin, mercredi 23 septembre 2009 à 10:06 :: Imaginaire et controverses :: #27 :: rss
Oh là ça commence à me dépasser un peu. J'ai compris la signification d’« éclaté » et « flyé » dans le plan de cours. J'ai écouté une sommité hier, pendant 3h, et j'ai passé 3h à me demander ce que je faisais là. Ce n’est définitivement pas ma branche.
M.Marc Girard était notre conférencier. C'est un théologien de renommée, il parle une dizaine de langues et est expert des symboles. Le monsieur est très intéressant. Mais ouf, ce n’est pas mon domaine.
Je résume, comme j'ai compris :
Qu'est-ce qu'un symbole ? Le symbole a pour caractéristique de relier le symbolisant (chose qui est accessible à mon expérience) et le symbolisé (niveau qui échappe à mon expérience directe). Il y a plusieurs niveaux de symboles, il y en a qui sont complètement arbitraires (la constante C pour représenter la vitesse de la lumière) et il y en a qui sont totalement universels, comme l'aile qui symbolise la légèreté, la liberté. Dans toute société, il existerait des symboles communs, comme l'aile, l'eau, le feu, les arbres. Cette dernière catégorie de symbole consisterait un langage, le langage symbolique, qui est un langage commun à l'humanité, notre « langue première ». Et ce langage serait un langage concret, qui nous donnerait accès à notre réalité profonde, au « tout », contrairement au langage parlé, à une langue, qui serait un langage abstrait parce qu'il est nécessairement une interprétation de la réalité, et qu'il n'est capable que d'illustrer une partie de la réalité. Ce langage ne donne pas accès à la réalité complète.
Cette langue commune puiserait dans un grand réservoir commun de symboles, qu'on appelle « L'inconscient collectif » (Carl Jung). Cette notion expliquerait pourquoi, par exemple, des Inuit rêveraient à des serpents, même s'ils n'en ont jamais vu. Il s'agit d'une expérience de l'humanité inscrite dans l'inconscient collectif. L'intuition serait également un autre élément qui s'expliquerait par le fait qu'on puise dans notre inconscient collectif.
Le tout mène au mythe, qui serait « un symbole au second degré » (Ricoeur). Un mythe passe à travers des symboles, qui à première vue sont culturels, mais vont souvent être universels.
M.Jean a terminé sa conférence en soulignant l’importance de la concrétude totale, nous faisons partit d’un tout humanité et un tout cosmique et nous sommes en relation avec l’ensemble du cosmos. La pensée symbolique a le pouvoir de nous garder en lien avec ce tout cosmique.
Je ne sais même pas si je suis clair.
Est-ce que je vous avais dit que c'était flyé ? Boy j'ai de la misère avec ce type de notions. C'est un peu trop cosmique pour moi. En même temps, ce n'est pas quelque chose à nier en bloc. Mais... C'est tellement loin de moi, je ne suis pas à l'aise de patauger dans ces concepts. En fait, je fais un effort d'ouverture, pour tenter de me laisser imprégner de ces notions, mais c'est difficile. Je sens par contre que je m'adoucis un peu, mais mautadit, ce n’est pas évident ! J'ai l'esprit plus cartésien que je pensais. Les sciences humaines, la psy, la philo... ce n’est définitivement pas quelque chose de naturel chez moi !
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