In memoriam

J'ai appris mercredi le décès d'une partenaire, une collègue du badminton en Outaouais. Mi-quarantaine, foudroyant cancer du sein.

J'ai fait un tournoi avec elle à Québec pour le plaisir il y a deux ans. Elle était top shape, ses deux garçons étaient là, deux joueurs de badminton également. Elle était tellement gentille, un exemple de bonté.

La mort prend trop vite des gens qui de devraient pas partir.

C'est si triste.

Musée de cire

Faire de la suppléance, ça permet de voir les belles choses qui se font dans les écoles.

Aujourd'hui, j'ai fait une suppléance à l'école Odysée Dominique-Racine, une école assez peuplée, regroupant seulement les élèves de secondaires 3 à 5. Sur la planification de l'enseignant, il y a avait 13h30 : musée de cire.

Je m'informe, tout le monde à l'air de savoir ce que c'est. Au moment venu, je m'y rends et, oh wow!

Pour une dixième année, l'option théâtre créé un musée de cire. Les élèves lisent des pièces (une dizaine d'équipes, une dizaine de pièces) et ils doivent résumer la pièce en 5 tableaux immobiles. Le spectacle dure une vingtaine de minutes, sur fond musical, on entre et il y a une dizaine de scènes différentes dans la salle, chacune représentant une pièce par des élèves magnifiquement costumés et figés, comme des statues de cire. Après environ quatre minutes, la musique change, et tout doucement, les élèves changent de pose, pour illustrer le deuxième tableau, puis, se figent.... 5 tableaux.

Magnifique, bravo!

Liens rapides avant d'aller m'entraîner

Enfin, une mesure qui m'impressionne

Ma soeur a l'tour de trouver des comics savoureux.

Trucs à faire

J'ai trop de trucs à faire. C'est mon genre :

Je m'occupe de l'association régionale de badminton, donc ça fait de la paperasse à envoyer, on organise un tournoi provincial en mars, mais il faut régler des détails techniques tout de suite. Au moins, j'ai réussi à ne pas être la présidente du comité organisateur (même si ça me tentait beaucoup), je serai publiciste. Je dois quand même faire le lien avec Badminton Québec pour l'instant . Et puis on organise une sortie à Vaudreuil-Dorion pour les jeunes, je dois finaliser les inscriptions et voir que tout est bon pour le budget.

Ensuite, il y a mes travaux. Je viens de terminer mon résumé de Suzuki (heureusement que la fin était intéressante, parce que j'en pouvais plus), je dois commencer un travail sur les OGM, en fait je l'ai commencé, et recommencé et je suis complètement perdu, je ne sais pas par quel bout le prendre. Et puis il y a l'inventaire de gaz à effet de serre d'une compagnie que je dois réaliser. Je suis contente, je vais me taper la partie calculs, je laisse le bla-bla à mes deux coéquipières. Sauf que pour faire les calculs, ça me prend des chartes que je trouve seulement à moitié ou ne comprend pas trop, faut d'ailleurs que j'aille voir mon prof pour ça. Il y a un autre travail d'équipe qui commence aujourd'hui, faut faire quoi donc ? Ah oui, on doit analyser une entreprise avec une grille de développement durable. Il y avait une remise de travail aujourd'hui, mais je l'ai remis lundi dernier, yé je suis fière de moi !

Et puis le boulot... J'ai commencé un contrat de recherche à l'Université, mais il est sur la glace, donc je ne sais finalement pas trop quand ça commence. Mais je dois suivre une formation mercredi après midi. La suppléance a commencé à entrer, j'ai fait 3 jours il y a 2 semaines puis 1 jour la semaine dernière, mais dans deux nouvelles écoles qui semblent bien contentes d'apprendre que j'existe. J'ai l'impression que ça va décoller bientôt. Le problème, c'est que je ne sais jamais quand. Heureusement, le chômage rentre.

Ah oui, le badminton. Il y a bien la partie plus administrative, mais physiquement, faut que je sois là aussi ! J'ai recommencé à coacher, quelques sous qui ne sont pas de refus et puis (vous allez dire que je suis folle) ça me manquait. Le contact avec les jeunes que je connais, et qui m'aiment, ça fait du bien. Et moi je joue. Ma blessure semble vouloir me donner une chance. Avec le tapping que ma physio m'a montré, ça fait des miracles. J'ai donc manqué seulement une pratique. Je joue au moins 2 fois par semaine. Et je coach deux fois par semaine individuellement une joueuse débutante qui va dépanner l'équipe universitaire au prochain tournoi, histoire de la mettre à niveau. Les tournois vont décoller : universitaire (Dieu merci, à Chicoutimi) en fin de semaine, régional à Alma ensuite, scolaire au Lac l'autre, fin de semaine de cours à Simoncouche, puis régional à Chicoutimi (l'air de rien, je suis rendu le 12 décembre).

Ah oui, et j'ai recommencé à courir. J'avais manqué un peu de temps dernièrement (ou la paresse, et la blessure...) J'ai quand mémé fait 7,26 km samedi, une moyenne de 5min31 sec du km. J'y retourne tout à l'heure avec ma coloc qui va recommencer également. Mais elle ça fait plus longtemps, j'ai l'impression qu'on va faire un petit 5 km.

C'est tout ? Hummm ouais, je pense bien que ça fait le tour. Ah oui, faut que je fasse le lavage aussi. Et je fais mon lit tous les matins depuis un petit bout de temps ! Merveilleux, non ? Et je me suis aussi tapé Thrue Blood, Big Bang Theorys, Dull House et Chuck dans les dernières semaines.

J'ai donc trop de trucs à faire. Et qu'est-ce que je faisais avait d'écrire tout ça ? Je jouais à un jeu débile sur internet. Je tourne en rond ! Je procrastine. J'ai l'impression de rien faire de mes journées. Je suis un paradoxe humain. J'ai tellement de trucs à faire que je ne sais pas par où commencer, alors tant qu'à ne pas savoir par où commencer, je ne commence pas... Pas brillant. Bon ben 1-2-3-GO ! Je vais commencer par... le travail d'équipe de ce soir tien, je vais jeter un coup d'oeil avant d'aller courir.

Over dose de lecture

Suzuki, c'est bon. Mais c'est long ! Je finis plus de finir. Il me reste 40 pages, un dernier chapitre, et beurk, ça ne me tente vraiment pas.

C'est bon, mais c'est long. Tout est si bien expliqué et justifié que ça ne finit plus. Un moment donné, on comprend le principe. Accouche qu'on baptise !

Mais c'est bon. Tout le monde devrait le lire. Sauf que... une version abrégée ferait tout aussi bien la job, d'après moi.

Allez, 40 pages.... go go go...

Je hais les blessures

J'ai été chanceuse pendant ma jeune carrière de joueuse, je n'a pas souffert de beaucoup de blessures.

Mais dans ma deuxième carrière, j'y suis abonnée. J'ai eu une tendinite à l'épaule qui m'a pris presque 2 ans à guérir et plus de 1000$ de physiothérapie, une entorse à la cheville faite en jouant à la ringuette à l'école, des maux de dos, des élongations à la cuisse...

Depuis septembre, je fais de la physio pour l'ensemble poignet-coude-épaule-dos. Rien de grave, mais toujours un petit quelque chose. Probablement des résidus de la tendinite et de la compensation. Après mon dernier tournoi, je me suis étiré la cuisse, mais ça s'est résorbé rapidement.

Mais là, jeudi, je me suis étiré l'aine. Je HAIS L'AINE ! C'est mesquin, c'est mal placé, ça guérit mal... l'horreur quoi. Encore de la physio... J'espère être correct pour mon prochain tournoi universitaire, dans deux semaines. J'ai appris qu'on pouvait faire un stapping pour l'aine, aussi bizarre que ça puisse paraître.

Je haie vraiment les blessures.

Jogging

Je cours depuis environ 6 semaines, 3 fois par semaine. J'essaie de garder le rythme, c'est assez facile puisque je ne travaille pas, mais ça va se compliquer la semaine prochaine, puisque j'aurai un contrat à 50% (by the way, suis bien contente, c'est une petite tâche qui va me permettre de rester à l'Université et faire un minimum de sous). Donc, je cours. C'est fascinant comment la forme peut venir vite en courant, c'est souvent les muscles qui ont de la difficulté à suivre. Moi ça va, de façon générale.

Je me suis acheté une bebelle : l’Apple Nike + Apple sensor. Ça faisait un bout de temps que je connaissais son existence, mais je ne m'entraînais pas. Donc, je me suis commandé des nouvelles chaussures (pas un luxe, malgré que là, j'ai les talons en sang... vive briser une paire de chaussures !) et ce petit bidule qui est dans la chaussure, plus un capteur sur mon iPod. Pendant qu'on court, à n'importe quel moment, ça donne le temps, la distance parcourue, la vitesse en min/km. À la fin, ça donne également les calories, et la vitesse moyenne. On peut aussi se synchroniser avec le site de Nike +, et ça donne des jolis petits graphiques, on peut voir notre progression de course, se donner des défis... Je suis bébelleuse, ce n’est pas un secret, j'adore ce genre de truc !

Voici le graphique de ma course d'aujourd'hui :

J'ai l'impression qu'il y a eu un problème dans le capteur vers le premier kilomètre, parce que je n'ai pas ralenti à 8min/km, c'est impossible. La première moitié de ma course, j'étais assez constante, à 5min50 sec/km. Le graphique de la 2e moitié est moins précis, parce que c'est mercredi. Et le mercredi, c'est le jour des intervalles. Je me demandais comment allait réagir le capteur. Il semblerait qu'il travaille avec des moyennes, parce qu'on ne voit pas le up and down qu'une courbe plus précise devrait avoir. J'ai quand même une mesure qui a été prise à 3min31sec/km, c'est bien. Et on voit ensuite que j'ai terminé la course de façon plus constante, mais plus rapide qu'au début, à environ 5min/km.

Sympathique, non ? Un truc intéressant, c'est que je sais maintenant que mon trajet habituel, c'est 6km. Je pensais que c'était 5 km. Je suis assez fière de moi-même, c'est ma course de base. Parfois, je vais plus loin. J'ai déjà hâte à la prochaine course pour voir mon petit graphique. J'suis bébé, mais bon, c'est un élément motivateur comme un autre !

Système mondial, économie et développement durable

Dans l'Encyclopédie du Développement durable, on fait état de deux façons de voir notre système mondial. Il en existe d'autres, mais celles-ci méritent attention.

La première se situe dans le prolongement de la théorie “orthodoxe” (ou néo-classique) qui fonde le système existant autour des règles de l'économie (puisque ce mode de développement se caractérise par la domination des préoccupations économiques) : elle ignore les limites de la “nature”et affirme que la croissance économique, objectif central de ce mode de développement, peut être rendue “soutenable” dans la longue échéance à condition de substituer du capital technique au capital naturel, grâce au progrès technique, et à condition d'améliorer la prise en compte par les mécanismes marchands (c'est-à-dire par le système des prix) de tous les effets de cette croissance, y compris ceux que l'on appelle aujourd'hui des “externalités”, justement parce qu'elles demeurent en dehors du calcul du prix (par exemple les effets de pollution d'une industrie ou d'une activité de transports).

La deuxième interprétation pousse le raisonnement systémique beaucoup plus loin :plutôt que d'intégrer l'environnement dans l'analyse économique orthodoxe, elle affirme qu'il faut considérer le système économique comme une simple composante du système social, qui lui même n'est qu'une partie de la biosphère, qui s'intègre à son tour dans l'écosystème de notre planète et de notre univers.L 'intérêt d'une telle analyse est de subordonner les lois de l'économie à celles de la société, et celles-ci à celles de l'univers physique qui abrite l'espèce humaine, avec les lois de rareté qui gouvernent cet univers : d'où le rappel - par l'économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen en particulier7 - des lois de la thermodynamique et de l'entropie, avec la limitation inévitable qui en découle pour l'utilisation par l'homme des ressources naturelles. Cette approche vient évidemment contredire la présentation traditionnelle de l'économie comme un circuit de flux fermé indéfiniment reproductible, et lui substituer l'idée d'un système ouvert caractérisé par un flux irréversible de ressources qui n'est pas illimité.Les conséquences de ces deux interprétations contradictoires sur la “soutenabilité” du modèle de développement, à la fois dans les stratégies nationales et sur le plan international,se révèlent ainsi diamétralement opposées.

L'Encyclopédie du Développement Durable, no 34 Avril 2007

L'opposition entre ces deux théories est frappante. Autant la première semble être la réalité sous laquelle on vit, celle qui guide nos décisions, tant au niveau mondial que local. Autant que la deuxième semble être la réalité logique, celle qui devrait s'appliquer, aller de soi. L'économie n'est qu'une composante de notre société, non ? Pourtant, l'image qui me vient en tête est celle d'un envahisseur, d'une souche invasive qui est tellement performante qu'elle a envahi tout le système, et qui le contrôle maintenant de bout en bout. Les grands industriels, la bourse, les sociétés internationales, lobby, bref, les dignes représentations de l'économie, tous semblent avoir beaucoup plus de pouvoir décisionnel sur tous les plans, entre autres nécessairement le gouvernement, que les autres secteurs de la société. Et au niveau local, qu'est-ce qui mène, en premier lieu, les décisions ? Encore et toujours l'économie, aussi à petite échelle qu'elle peut être.

L'autre aspect frappant de la deuxième approche nous fais réaliser que nous, et nos ressources, sommes tellement rares et limité, si l'on met en perspective que nous faisons partit de l'univers ! Un monde comme le nôtre est unique, et si petit à comparer à l'immensité qui nous entoure. Ça brise les murs de l'imaginaire.

Adieu agrégateur!

Hier en tentant de maximiser le potentiel de mon ordinateur, ce que je fais peu, j'ai découvert un truc vraiment pas mal. Quelqu'un m'avait montré que je pouvais mettre un petit icon dans la barre d'état de mon mac pour voir si j'avais du nouveau courrier sur Gmail, ce que j'ai fait, simple et efficace. Il me restait à trouver une façon d'avoir mes fils RSS de façon plus fluide pour me débarrasser de mon agrégateur qui allait plus ou moins bien.

J'ai donc transféré mes fils RSS sur Google Reader. Mais initialement, ça n'était pas plus commode, puisque ça n'envoie pas de mail lorsqu'il y a un nouveau billet. Mais ça fait bien mieux ! Il y a l'option « La suite » (paramètres, extra). C'est un lien qu'on met dans notre barre de raccourcis dans notre fureteur, et en cliquant dessus, ça donne « la suite » des billets, jusqu'à « la fin d'internet ». Donc si je clic sur le lien, je tombe en premier sur le plus vieux billet publié non lu dans mes blog. Je re-clic sur le lien, et je tombe sur le billet suivant. Tout ça, dans son contexte, donc dans le blog même. Quand il ne reste plus de billet non lu, on arrive « au bout d'internet ». Génial non ?

C'est parti!

7h45 ce matin, mon cellulaire sonne : suppléance ! Dans une école publique, celle que j'aimerais qui m'adopte de surcroît.

Excitation, bonheur du matin, et puis, stress. Ça fait 5 ans que j'ai pas fait de la suppléance autre qu'aux écoles où je travaillais déjà à temps plein, où je connaissais les élèves et qui étaient privées. Mes dernières suppléances remontent aux quelques moins qui ont suivi la fin de mon BAC, et qui s'apparentent à un cauchemar : 3 élèves debout sur un bureau, sans t-shirts, et un autre qui saute par la fenêtre du 2e étage... Pas de quoi se venter.

Aujourd'hui, c'est quand même différent : j'ai de l'expérience. Mais bon, ça reste stressant.

Et puis arrivée à l'école, j'apprends que je dois faire des sciences humaines, donc complètement hors de mon champ. Ça a ses avantages : vu qu'on n’est pas spécialiste de cette matière, ça donne une excuse quand on n’a pas la réponse à la question. Puis, j'ouvre le module et suprise! Ils travaillent sur un module complet qui a pour sujet le développement durable. Parfois, les coïncidences, c'est fascinant.

5e secondaire, sincèrement : trois belles périodes. En fait 2, plus une période de surveillance parce que les élèves avaient une petite conférence. Je suis présentement à la 3e période, et j'ai moins de 20 élèves dans mon groupe, qui travaillent. Pas un mot à dire. Si toutes mes suppléances pouvaient être aussi simples.

J'ai tout de même été content d'observer que la fenêtre ne s'ouvrait pas de l'intérieur.

Abonnement au 911

Je crois qu'ils vont commencer à reconnaître ma voix. J'ai dû appeler dans la dernière année, au moins quoi... 4 fois le 911? J'ai eu cet élève qui s'est blessé à la cheville à une compétition, puis il y a eu l'ami d'un de mes colocs qui a glissé dans le caca de pigeon dans nos marches et est parti en ambulance, il y a eu aussi ce gars défoncé qui m'a demandé la permission de voler ma voiture et qui matait sous les fenêtres des voisins... Je suis certaine que j'en oublie...

Toujours est-il que j'ai encore fait le 911 ce soir . Mon amie Marie-Andrée et moi avons fait une marche au port, et un monsieur, assis sur un banc, s'est mis à nous parler. Mon premier réflexe était de l'ignorer, mais... Pas évident quand le monsieur pleure à chaude larme, nous raconte sa vie de façon complètement incohérente et qui a dans son discourt « accident peut pas travailler, avait une blonde ne l'a plus, diagnostiqué cancer, jambe enflée à cause des médicaments et pensé se jeter à l'eau pour en finir... »

J'étais légèrement... figée. Le monsieur semblait vouloir avoir de l'aide, mais ne savait plus à quel dieu se vouer. On a compris qu'il avait déjà appelé la police, mais qu'ils n'avaient rien fait, vu son passé de parfait citoyen. Bref, après lui avoir donné 2 barres tendres, on a réussi à continuer notre promenade... Jusqu'à ce qu'on soit hors de sa vue et où j'ai fait le 911, encore une fois. Ça a dû prendre 5 minutes tout au plus, 5 minutes où je suis restée au téléphone avec le monsieur de la répartition pour décrire l'homme en question et le suivre pour indiquer sa position. On a vu une voiture de police, gyrophares allumés, sur le sentier piétonnier du parc, et ils ont accosté l'homme.

Devoir de citoyenne fait. C'est des trucs qui n'arrivent qu'à moi.

C'est le début d'un temps nouveau

Hier, j'ai entrepris une nouvelle vie. Du moins, une nouvelle routine ! Ça faisait cinq ans que je travaillais à temps plein, donc fin août, début du boulot, retour en classe en septembre, travail de 8h30 à 3h10 avec les élèves, planification, correction. Parfois du travail le soir, mais généralement je préférais entrer plus tôt, rester jusqu'à 4h ou entrer une journée dans la fin de semaine. J'entraînais une équipe 2 soirs par semaine, plus au moins cinq compétitions dans l'année dans les fins de semaines. Et puis à travers tout ça, quand il me restait du temps et de l'énergie, j'allais moi-même jouer de temps en temps la semaine.

J'ai tout plaqué. Enfin, pour la job, c'est elle qui m'a plaqué, mais pour le reste, j'ai tout abandonné, enfin presque. Je ne coach plus. Et c'est terminé le temps où j'allais jouer juste quand ça me disait.

Donc hier : début de ma nouvelle vie ! Je suis de retour aux études. J'ai suivi mon premier cours, "Développement durable : outils d'analyse " hier soir, avec le grand Claude Villeneuve. Je suis inscrite à 3 cours comme ça, "Imaginaire collectif et controverses socio-environnementales " et "gestion des gaz à effet de serre ". Je suis inscrite dans un programme court de 2e cycle : éco-conseil. C'est tout jeune comme programme, ça ne mange pas grand-chose en hiver, mais c'est intéressant pas mal. L'objectif, c'est de comprendre le développement durable et de tenter de l'appliquer dans divers contextes (la job des éco-conseillers est principalement pour les entreprises et les villes qui veulent améliorer leur bilan de développement durable). Vu que c'est un programme court, je n'aurai pas le titre d'éco-conseillère à la fin, mais pas mal de notions trippantes. C'est Andréeane qui va être fière de moi.

Je suis donc étudiante è temps plein, ce qui me confère le privilège de jouer dans l'équipe de badminton universitaire des INUK. J'ai toujours voulu jouer de l'universitaire, j'avais même choisi mon université en fonction de l'équipe de badminton, en 2000. Mais il n'arrive pas toujours ce qu'on voudrait, et pour plusieurs raisons, je n'ai pas joué pour l'Université Laval pendant mon bac. C'est donc à l'aube de mes 30 ans que je vais enfin pouvoir le faire, mais pour l'UQAC. Je me suis déjà entraîné un peu avec eux l'an dernier, le coach est pas mal contant que je puisse participer aux compétitions, autant que moi je pense !

Et si ça peut me permettre de retrouver la forme avant le 21 janvier 2010... pourquoi pas !

Nouvelle vie, nouvelle routine. Ça fait bizarre, mais c'est excitant. Pourquoi serions-nous obligés de toujours faire la même chose ? J'ai été forcé de casser ma routine, mais peut-être que c'était une bonne chose finalement.

Tranche de vie: l'accumulation

Je suis quelqu'un qui accumule. J'accumule les bébelles, c'est bien connu. Pourtant, ce n'est pas si encombré autour de moi. Mais je sais que j'accumule des trucs. J'ai déménagé plusieurs fois dans les 4 dernières années, et de fois en fois, j'ai traîné des boîtes que j'entreposais, et puis ressortais au déménagement suivant pour les entreposer à nouveau. Sauf que de fois en fois, j'ajoutais des boîtes . Jusqu'à mon dernier déménagement, en janvier dernier. C'était un déménagement pas prévu, mais une belle occasion de réduire mes frais et je ne pouvais pas passer à côté. De fait, ça s'est avéré une excellente décision. Bref, tout ça pour dire que je n'avais pas de temps pour préparer un déménagement.

C'est donc mon amie Audrey qui m'a entreprise. Faut dire qu'elle avait hêtre que j'emménage chez elle, permettant à son ex de quitter… Elle a donc fait mes boîtes pendant que je travaillais, elle les a même défaites. Jusqu'à ce qu'on arrive à mon linge, et à mon locker. Oh boy ! J'ai retrouvé mon accumulation de bébelles que je n'arrivais pas à jeter, et le linge, la montagne de linge !! Nous avons donc fait un tri, et jeté 2 boîtes de bébelles, ou cochonneries, comme vous préférez. Et 2 boîtes de linge ont aussi pris le bord. Ce qui n'a pas empêché que j'aie entreposé 2 boîtes de linge en arrivant ici.

Hier donc, j'ai décidé d'entreprendre mon changement de garde-robe. Je commence l'Université demain, et théoriquement la suppléance va décoller tranquillement. Donc, ça prend ma garde-robe plus professionnelle. Mais comme ma colocataire n'arrête pas de dire que j'ai des tonnes de linge, et que moi je ne trouve jamais rien à me mettre sur le dos, j'ai décidé que… je devais faire un tri, un réel tri. Pas question de cacher des trucs que je mettrai peut-être un jour. Et pas question de faire déborder mes tiroirs de guenilles. J'ai donc trié.

MAIS C'ÉTAIT DIFFICILE ! Il y a du linge que je ne mets plus, mais c'est encore super bon. Y a des trucs qui ne me font plus, mais j'adore ces trucs. Il y a des vieux vêtements que j'ai tellement portés qu'ils sont tout défraîchis, mais j'aime ces vêtements ! Y a des fringues presque pas portées, presque neuves, mais qui ne me font pas super bien. Il y a des cadeaux, je hais jeter des cadeaux, même si je les ai portés leur vie utile. Il y a autant de raisons de garder un vêtement que j'ai de vêtements ! Que faire, que faire… Et bien je me suis lancé : je e l'ai pas porté dans la dernière année ? Je donne (ou je jette). Ça semble une opération facile, mais on se débarrasse de souvenirs, de choses qu'on amie. Ça m'arrachait le cœur, mais j'étais déterminée. Et j'ai réussi. Méga pile à côté de mon lit, en fait, une montagne de tissus. Le plus difficile ? Les enfiler dans les sacs verts. J'en suis venu à le faire les yeux fermés, pour ne pas voir ce que je jetais, sinon j'aurais ressorti cette jupe grise, très belle, mais j'ai l'air d'une nonne avec ça sur le dos, ou ce T-Shirt Yonex que je me suis payé, tellement beau, mais tellement plus bon. Alors, j'ai tout balancé.

Résultat : 4 sacs verts bien remplis. Ce qu'il me reste ? Une penderie relativement dégagée, avec quelques robes, pulls, chandails propres. J'ai acheté 4 bacs pour mettre sur mes tablettes, des petits bacs, parce que le linge plié en empilé devenait rapidement des montagnes désorganisées. Donc 1 bac de pyjama, 1 bac de shorts et survêtements de badminton, 1 bac de t-shirts de badminton et 1 bac de vêtements de sport autre, comme pour aller m'entraîner ou courir. Dans ma commode : 1 tiroir de culottes, 1 tiroir de hauts variés, 2 tiroirs de bas (j'en ai tellement !!! Mais pas le choix, ça me prend des bas de sport, des petits bas courts et j'ai presque une collection de bas aux genoux, ça, je pouvais pas jeter. Mais ce qui était troué ou célibataire a pris la porte. Et 2 tiroirs, bien dégagé, de sous-vêtements. Il me reste un tiroir de collants, leggings et ceinture. Woah, j'ai réussi ! J'ai descendu 1 seul bac de plastique avec du linge d'été, c'est tout.

C'est dur de se débarrasser de ses trucs, mais un moment donné, faut le faire j'imagine.

Journée d'Izy

Aujourd'hui, il y a eu de la visite. J'ai de moins en moins peur et je joue de plus en plus. Et je me suis mise à courir! Je vais tellement vite qu'on a de la difficulté à me voir. Zimmmm comme l'éclair!

Mais mes deux activités préférées, c'est manger comme un porc et dormir. Je mange tellement que même si ma maîtresse remplit mon assiette, je vais quand même farfouinner dans le bol de mon colocataire Lou, la grosse bête poilue.

Et puis toute cette visite, ça épuise! Je suis tellement fatiguée que je m'écroule presque sur place, de préférence à côté de ma maîtresse.

Alors cet après midi, j'ai utilisé le sofa.

Et ce soir, je suis vraiment trop fatiguée, quoi de mieux que de s'enfouir le nez entre le dossier et le cousin du futon?

Izy vous dit bonjour!

Je vous présente Élizabeth III, grande héritiaire du palais de Buckingham, dit Izy pour les intimes. Elle a très bien fait ça pour ses 2 longues heures de route: elle a miaulé un petit peu au début et puis a fait un beau dodo.

C'est un vrai petit bébé rebel qui combat le sommeil.

Elle est toute collée sur moi pendant que j'écris, elle est vraiment jolie!